Nouveaux engins miniers, nouvelles compétences pour les travailleurs des minières

(photo: Rio Tinto Fer et Titane)

La transition du secteur minier vers l’utilisation d’engins hybrides, puis électriques à 100% sur la Côte-Nord nécessitera de nouvelles compétences et le retour en formation continue pour les Métallos à l’emploi des compagnies minières. Par exemple, 30% des mécaniciens d’entretien de l’industrie sur la Côte-Nord devront retourner à l’école d’ici 2030, selon une enquête de l’Institut National des Mines

Pour l’instant, la transformation vers des pratiques plus écologistes est un peu plus lente sur la Côte-Nord qu’en Abitibi. Il faut dire que le changement des équipements pour des technologies nouvelles est plus facile et plus rapide partout dans le monde dans les mines souterraines, alors que la Côte-Nord n’exploite que des mines à ciel ouvert de fer et de titane.

Le rattrapage viendra dans la prochaine décennie, si on se fie au sondage de l’Institut effectué auprès de 24 compagnies minières du Québec. En 2034, environ 50% des engins miniers sur la Côte-Nord seront hybrides ou électriques. L’industrie minière propose des bons salaires et exigera plus de compétences technos dans un avenir rapproché, constate un des auteurs de l’étude qui analyse les besoins de formations liés à l’implantation des engins miniers hybrides et électriques, Nicholas Théroux.

Entrevue: Christine Duchesneau, PDG de l’Institut national des mines et Nicholas Théroux, conseiller à l’innovation et à la recherche à l’INM

L’INM qui fait le lien entre les compagnies minières et les établissements d’enseignement comme le Cégep de Sept-Îles et le Centre de services scolaire du Fer, perçoit la volonté de l’industrie de prendre le virage vert. Les investissements se font aussi en recherche et développement puisqu’il n’existe pas encore de gros équipements miniers hybrides ou électriques.