On n’oubliera jamais les pensionnats, mais on peut construire un avenir meilleur, selon Armand MacKenzie

Entrevue avec Armand MacKenzie, conseiller juridique Innu

Les Innus sont en contact avec les Québécois et leurs ancêtres depuis Jacques Cartier et Samuel de Champlain et les pensionnats autochtones constituent la page la plus sombre en près de 500 ans d’histoire, remarque Armand MacKenzie. Le conseiller juridique originaire de Matimekush-Lac-John comprend que les traumatismes affectent jusqu’à quatre générations, mais croit qu’on chemine bien sur la Côte-Nord vers une meilleure cohabitation.

Les abus d’ordre physique, psychologique et sexuels sont admis. Les excuses du pape François, cet été, contribuent à la réconciliation. Lui-même ex-pensionnaire, Armand MacKenzie a perçu les grandes émotions des nombreux aînés survivants réunis à Sainte-Anne-de-Beaupré en juillet. «Chacun le vit à sa façon, selon les expériences vécues.»

À Sainte-Anne-de-Beaupré (photo Facebook)

Armand MacKenzie calcule que l’église catholique ne peut pas payer tous les survivants des pensionnats autochtones. Il faut trouver d’autres formes de réparation.

Entrevue avec Armand MacKenzie, conseiller juridique originaire de Matimekush-Lac-John

Pour Armand MacKenzie, on ne doit pas tolérer ou ignorer le racisme. Le phénomène existe partout, affirme ce grand voyageur qui accordait une entrevue à Plaisir 94,1 depuis Moscou, jeudi dernier. La situation s’est améliorée à Sept-Îles, Uashat mak Maliotenam et sur la Côte-Nord, où les efforts viennent autant des leaders que de l’ensemble des populations autochtones et allochtones.