Peu importe le résultat du 3 octobre, il faut offrir un transport médical par hélicoptère en région, selon Airmedic

Un transfert hospitalier à bord d'un appareil d'Airmedic (Photo courtoisie)

L’entreprise Airmedic qui est implantée sur la Côte-Nord se réjouit de la proposition de la CAQ d’instaurer un service de transport médical par hélicoptère entre les régions et les grands hôpitaux de Montréal et de Québec.

Le gouvernement de la CAQ, après avoir mis sur pied une commission d’enquête indépendante, promet de rendre le service accessible pour tous d’ici 2026. Cette promesse de campagne doit dépasser les partis politiques estime le directeur des relations publiques et Gouvernementales chez Airmedic, Jean-Patrick Laflamme. 

Ce n’est pas un service politisé – Jean-Patrick Laflamme

Le Québec est le dernier territoire en Amérique du nord à ne pas offrir ce service, constate M. Laflamme. Seules des compagnies privées comme Airmedic le proposent au Québec mais elles ne sont remboursées que par quelques assurances.

« On a besoin d’un système rapide pour les territoires les plus éloignés et l’hélicoptère est le moyen de transport par excellence pour l’offrir. Sur la Côte-Nord, ça doit être une priorité pour venir en appui à ceux qui ont besoin d’un transport médical rapide» 

Avec 3 bases aériennes dans la région, la société Airmedic estime avoir l’expertise nécessaire pour développer le programme. Jean-Patrick Laflamme est heureux que la CAQ prévoit de faire appel à des compagnies comme la sienne à court terme : « ils veulent passer par un processus d‘appel d’offres avec les entreprises privées pour lancer le programme. Maintenant on souhaite qu’à plus long terme ils s’appuient sur nous pour faire affaire car on a l’expertise nécessaire. » 

Le directeur des relations publiques et Gouvernementales chez Airmedic explique avoir l’expertise nécessaire mais aussi les ressources. « Nos appareils peuvent opérer en milieu hostile et en milieu urbain et ils sont équipés pour du transport médical. » 

Le transfert peut se faire sans avoir besoin de personnel médical des hôpitaux ce qui n’est pas négligeable en période de pénurie de main-d’œuvre dans le public constate Mr Laflamme.

Ce service, qui serait complémentaire au programme d’évacuations aéromédicales du Québec, pourrait desservir environ 1 500 personnes chaque année et leur permettre de recevoir des soins spécialisés.