Peur de la COVID-19 : les chauffeurs de taxi de Port-Cartier ferment, ceux de Sept-Îles se font cracher dessus

André Desrosiers, président de Carillon Taxi Sept-Îles.(photo archive)

Les chauffeurs de Port-Cartier ont peur d’attraper le virus et arrêtent le service, annonce le président de Radio Taxi Rock Hébert. Le principal foyer d’éclosion de la COVID-19 est localisé au Pénitencier de Port-Cartier, ce qui ne rassure pas les chauffeurs de taxi.

À Sept-Îles hier soir, des clients ont craché sur un véhicule parce que le chauffeur de Taxi Carillon a refusé de prendre quatre personnes dans un même voyage, rapporte le président de la Coopérative André Desrosiers. La clientèle est en forte baisse pour les chauffeurs de taxi de la Côte-Nord.

Le président de Taxi Carillon cherche à savoir s’il y a une obligation de maintenir un service à Sept-Îles. La moitié de la flotte de taxi de Sept-Îles a été mise au rancart pour la pandémie. Actuellement 15 chauffeurs opèrent à perte avec environ 90% de moins d’appels.

Selon le président de Taxi Carillon André Desrosiers, les propriétaires de permis de taxi perdent de l’argent, ne savent pas s’ils ont droit à de l’aide gouvernementale et subissent la foudre de certains clients insatisfaits de la limite de deux personnes à l’arrière. Les taxis encore actifs à Sept-Îles ont été équipés de Plexiglas pour protéger les chauffeurs.