Plus de glace cette année dans le Saint-Laurent, mais rien pour impressionner un expert

Les glaces du Saint-Laurent se forment souvent sur la Côte-Nord et les vents dominants les transportent sur la rive sud. On en aperçoit plus cet hiver, mais rien de comparable à 2014. Le scientifique spécialiste des glaces à l’Institut Maurice-Lamontagne, Pierre Galbraith, observe que si la tendance se maintient, il n’y aura plus de glace dans le fleuve québécois dans quelques années.

L’an passé, il n’y avait presque pas eu de glace ni dans l’estuaire, ni dans le golfe, c’était même un record depuis 1969. Cette année, le couvert de glace est environ aux deux tiers de la moyenne sur 20 ans.

Le Saint-Laurent est le lieu le plus au sud où il y a formation saisonnière de glace en eau salée dans l’hémisphère nord. Le directeur scientifique en océanographie du ministère des Pêches et des Océans du Canada Peter Galbraith précise que c’est l’endroit le plus susceptible de voir de la variabilité. Avec les changements climatiques et le réchauffement de l’eau du fleuve, les glaces vont devenir de plus en plus rares et l’impact sera important sur la faune marine comme le crabe des neiges, le homard et la crevette.

Entrevue avec Peter Galbraith, scientifique en océanographie Institut Maurice-Lamontagne

La région de Sept-Îles est celle où il se forme le plus de glace dans le Saint-Laurent. Elle se retrouve vite aux Îles-de-la-Madeleine. La glace qui s’accumule à Matane au point de perturber le service de traversiers prend forme au large de Godbout et Franquelin. Le 6 mars est le moment le plus froid de l’hiver dans la Saint-Laurent, la formation de glace diminue par la suite.