Pour Développement Économique Port-Cartier, c’est le temps de démarrer l’usine de biocarburant

La relance de la scierie et de l'usine de biocarburant à Port-Cartier figurent en tête des priorités de la corporation économique. (Photo Archive)

Le projet de complexe intégré avec l’usine de biocarburant neuve de 110 millions de dollars et la scierie Arbec Port-Cartier cadre très bien dans le plan de relance et la stratégie de transition énergétique du gouvernement, croit le président de la corporation de développement économique locale, Gilles Couture. Québec ne peut plus rester sourd à ce projet d’avenir.

Guy Couture interpelle le ministre du développement et de l’innovation Pierre Fitzgibben qui a déclaré que l’avenir est au bioraffinage pour les résidus forestiers. L’usine BioÉnergie A.E. a été construite dans ce but. En plus la scierie d’Arbec est fermée parce qu’il n’y a plus de marché pour les résidus, puisque la planche se vend à bon prix.

Développement Économique Port-Cartier est confiante de démarrer en 2022 le complexe intégré. L’annonce par ArcelorMittal, qui envisage de remplacer le mazout lourd par une huile pyrolytique port-cartoise, augure bien pour réaliser un projet forestier modèle à Port-Cartier. Il manque un peu de volonté politique, remarque Gilles Couture.

Entrevue avec le président de la corporation Développement Économique Port-Cartier Gilles Couture

Biocarburant A.E. s’est placé sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers l’an dernier après des poursuites par des entrepreneurs à la suite des dépassements de coût de construction. Le président de DÉPC ne croit pas que ce soit un obstacle au démarrage. Le biocarburant est perçu comme une énergie de transition. Gilles Couture croit qu’elle durera quelques décennies.