Retour au travail pour les éducatrices des CPE de Port-Cartier et Sept-Îles

La négociation locale s'est réglée seulement dimanche pour certains CPE de Sept-Îles.

Les travailleuses CSN des CPE de toutes les installations de Sept-Îles ont accepté hier soir à 98% des ententes négociées en fin de semaine avec les gestionnaires locaux. Elles avaient accepté l’entente provinciales vendredi. Les syndiquées Métallos du CPE Touchatouille de Port-Cartier ont accepté samedi l’entente de principe avec le gouvernement du Québec et celle avec l’administration locale. La réouverture de tous les CPE de Sept-Rivières s’effectue donc aujourd’hui ou demain.

La lutte syndicale des dernières semaines a permis aux employées de CPE au Québec d’obtenir un rattrapage salarial de 18% pour les éducatrices, ainsi que des augmentations variant entre 8 et 12.5% pour les autres appellations d’emploi, pour lesquelles le gouvernement n’offrait au départ que 6%. Les syndicats sont confiants d’assurer la pérennité du réseau et de convaincre les travailleuses de rester.

Le représentant des Métallos, Dany Maltais, juge que la négociation a été facile avec la direction du CPE Touchatouille à Port-Cartier. La directrice du CPE de Port-Cartier, Ariane Dufour, invite les parents à collaborer pour un retour des enfants au CPE dans le respect et la bienveillance ce lundi en évitant les remarques ou commentaires sur le conflit, même s’il a entraîné beaucoup d’émotions et de réactions diverses.

À Sept-Îles, les éducatrices ont obtenu gain de cause sur les auto-pauses. Une première entente locale est intervenue samedi avec le CPE Nids d’hirondelles. La présidente du syndicat CSN qui regroupe les employés des CPE à Sept-Îles Stéphanie Tanguay se dit fière de voir que les filles de la région sont les premières au Québec à remporter cette bataille en inscrivant dans une convention collective qu’il n’y aura pas de recours aux auto-pauses.