Se donner le droit de modifier ses objectifs

Dès leur jeune âge, plusieurs enfants adeptes de hockey rêvent d’évoluer dans la Ligue nationale. Le Septîlien Louis-Philippe Canuel ne fait exception à la règle. N’ayant malheureusement pas réussi à réaliser cet exploit, il se donne de nouveaux objectifs le motivant de nouveau à se dépasser.

Lorsque nous demandons aux petits gamins qui se passionnent pour notre sport national ce qu’ils souhaitent faire lorsqu’ils seront grands plusieurs d’entre eux disent tout bonnement qu’ils souhaitent devenir hockeyeurs professionnels.

Ce ne sont malheureusement pas tous les êtres humains qui réussissent à accomplir leurs rêves de jeunesse. Ils peuvent toutefois se créer de nouveaux buts, leur permettant de voir la vie d’un œil positif et intéressant.

« Quand j’étais jeune, je rêvais d’être joueur de hockey, mais ça n’a pas marché. Je me suis un peu rebellé et j’ai commencé à faire de la musique, mais ce que j’aimais primordialement, c’est le hockey », mentionne Louis-Philippe.

Regarder vers l’avant

Canu, pour les intimes, a toujours joué au hockey. N’ayant pas réussi à percer autant qu’il l’aurait souhaité, il a décidé de se tourner vers l’avenir et de lâcher prise sur ce qui n’a pas fonctionné par le passé.

«Quand mon père est décédé, je me suis dit qu’il faudrait que je me trouve quelque chose d’autre à faire qui me passionne. C’est là que j’ai commencé à coacher», partage-t-il.

L’entraîneur est actuellement à la barre de l’équipe des Nord-Côtiers, qui évoluent dans le bantam AAA. De plus, il est responsable du programme hockey de l’Institut d’Enseignement de Sept-Îles. Il ne compte pas les heures qu’il passe sur la glace avec les jeunes, en plus de voyager avec eux et de préparer les entraînements et les parties.

« Je veux progresser, comme les joueurs que j’entraîne. Je n’ai pas été capable de jouer dans le niveau que j’aurais aimé, mais maintenant, je veux cheminer dans mes nouvelles fonctions », mentionne-t-il.

À présent, Louis-Philippe Canuel se redonne le droit d’espérer devenir un professionnel de hockey, mais cette fois-ci, derrière le banc. Comme quoi, il n’y a pas de mal à se donner l’autorisation de modifier, ou tout simplement changer nos rêves.