«Sept-Îles traverse grâce à la solidarité 72 heures de tempête et de mesures d’Urgence»

Tous les départements de la Ville de Sept-Îles ont été mis à contribution pour les mesures d’urgence depuis le 23 décembre, dont les pompiers pour sécuriser le toit de l’aréna. (Photo Jean St-Pierre, macotenord.com)

Le maire et le directeur général de Sept-Îles se réjouissent de l’effort fourni par une centaine d’employés municipaux et de nombreux bénévoles pour assurer la sécurité de tous, après 72 heures d’application des mesures d’urgence, suite à la tempête historique du 23 décembre. «Des vents de type ouragan à 144km/h enregistrées sur le territoire ont créé beaucoup d’inquiétude et de découragement, mais on n’a pas vécu de situation déplorable grâce à la solidarité», notent les dirigeants de la Ville.

Entrevue avec le maire de Sept-Îles Steeve Beaupré

Le centre d’hébergement aménagé au Centre socio-récréatif de la rue Jolliet a accueilli une trentaine de personnes à coucher en trois nuits et des centaines de citoyens pour prendre une douche ou un repas chaud. Le Centre est encore ouvert ce soir. Hydro-Québec a espoir de rebrancher tous les clients de Sept-Îles et ses périphéries d’ici aujourd’hui et demain.

«On s’attendait à voir plus de monde au Centre socio. Nous avions une entente pour ouvrir le Cégep au besoin. Je le prends comme une bonne nouvelle. La solidarité entre les familles a bien fonctionné», commente le DG responsable du plan de mesures d’urgence Patrick Gwilliam.

Bonne communication avec Hydro

Les autorités municipales sont satisfaites de la collaboration et du travail des équipes d’Hydro-Québec. La société d’état a accepté des mandats de la ville pour régler certaines urgences pour l’eau potable à Place de la Boule et Gallix.

Le DG Patrick Gwilliam invite les Septiliens à réduire la consommation d’électricité pour aider Hydro-Québec à rebrancher tout le monde.

Solidarité en famille

Le maire Steeve Beaupré a visité avec sa conjointe et quelques élus certains quartiers plus isolés de sa ville. Il a frappé à la porte de quelques citoyens pour leur demander si tout allait bien. Il renouvelle son invitation à visiter les aînés dans leur milieu de vie pour s’assurer que nos personnes vulnérables sont au chaud et en sécurité.

«Je suis rassuré, mais la panne de courant a semé du découragement. Nous avons des personnes âgées, parfois en détresse et vulnérables. Il ne faut pas que ces gens soient gênés de demander de l’aide. Ils sont peut-être sans moyen de communication.»