Services communautaires menacés par le manque d’argent et de personnel: l’exemple du CAB de Sept-Îles

Le CAB Le Virage de Sept-Îles profite de l'aide de bénévoles pour sa popote roulante qui livre des repas chauds à des aînés.

La situation se complique pour plusieurs groupes communautaires sous-financés et incapables d’offrir des conditions de travail compétitives en pleine pénurie. Les organismes de la Côte-Nord ont écrit au ministre responsable de leur financement, Lionel Carmant. Des services sont menacés par le manque de fonds témoigne la directrice du Centre d’Action Bénévole de Sept-Îles, Karoline Gilbert.

Les bénéficiaires du programme de soutien aux organismes communautaires ont eu de l’aide supplémentaire pour assurer un lien essentiel avec leur monde pendant la pandémie, mais le financement de base ne correspond pas aux besoins pour des services essentiels à des aînés ou des personnes vulnérables. Le CAB Le Virage, par exemple, demande au moins 65 000$ de plus par année pour sa popote roulante et ses accompagnements lors de rendez-vous médicaux.

Le rehaussement annoncé par le gouvernement du Québec ne couvre pas l’inflation, calcule la directrice du Centre. Six organismes de la Côte-Nord ont suspendu leurs activités depuis l’automne dernier.

Le bénévolat a ses limites pour un organisme comme le CAB de Sept-Îles, qui a de la difficulté à recruter des employés actuellement. Des tâches sont malheureusement misent de côté de dire Karoline Gilbert.

Entrevue par Karoline Gilbert, directrice CAB Le Virage de Sept-Îles

Dans sa lettre au ministre Carmant, la Table régionale des organismes communautaires de la Côte-Nord décrit un essoufflement qui affecte la qualité des services. Le ministère de la Santé prévoit une augmentation moyenne de 13 000$ pour chaque organisme pour 5 ans dans son plan en action communautaire.