Témoignage l Un moyen méconnu de réduire considérablement le temps d’attente pour des soins de santé

Michel Pelletier avec Le Masque d'or (photo Facebook)

Le citoyen bien connu à Sept-Îles, Michel Pelletier, a pu obtenir un rendez-vous en un mois en passant par une clinique privée de Québec pour des infiltrations dans le dos qui lui seront remboursées. À Sept-Îles, les délais d’attente étaient de 2 ans.

C’est un fait méconnu de la population et c’est pour cela que le fondateur de la Troupe du Masque d’Or a voulu prendre la parole : le réseau de la santé au Québec paie pour des services que l’on peut recevoir dans les cliniques privées. 

Dans son cas, Michel Pelletier devait recevoir un traitement de bloc facettaire : des injections dans le dos pour réduire une douleur importante dans les nerfs sciatiques. 

Ce problème de santé a commencé en 2020 pour Mr Pelletier qui a dû attendre plus de 10 mois pour aller faire un IRM avant d’aller consulter un neurochirurgien à Chicoutimi. « Après l’IRM, le spécialiste me dit que la première étape est de recevoir des blocs facettaires. À Chicoutimi le délai est de 2 ans pour ce traitement qui dure pourtant quelques minutes. » Le Septilien se renseigne pour le même traitement à Sept-Îles. On lui annonce également un temps d’attente de 24 mois avant de recevoir un premier traitement. 

Il appelle par curiosité une clinique privée à Québec et apprend alors que non seulement le délai d’attente n’est que d’un mois, mais qu’avec une prescription de son médecin, il n’aura rien à débourser même en passant par le privé. 

« Personne ne nous le dit, Monsieur et Madame tout le monde ne peuvent pas le savoir »

Michel Pelletier a déjà pu recevoir deux traitements de ce type en allant à Québec, les frais de transport et d’hébergement lui ont également été remboursés en partie. 

S’il était passé par le réseau public, il n’aurait pas encore eu son premier rendez-vous fait-il remarquer. « C’est un traitement qui ne fonctionne pas toujours du premier coup. On peut en recevoir tous les trois mois. Mais quand j’ai rappelé l’hôpital, on m’a dit qu’une fois le premier rendez-vous obtenu, on retombe en bas de la liste, donc ce n’est pas possible d’avoir des traitements réguliers sans passer par une clinique comme moi à Québec. »

« Le message que je veux faire passer c’est qu’il faut se renseigner, on peut avoir des bonnes surprises. »

Une collègue du Septilien a pu obtenir le même traitement remboursé en faisant affaire avec la même clinique. Même si cela ne fonctionne pas pour tous les types de soins, il pense important de faire passer le message à la population qui peut attendre depuis plusieurs mois sans savoir qu’une solution plus rapide peut exister. 

Entrevue complète avec Michel Pelletier