Troisième journée de grève au Cégep de Sept-Îles

Les profs du Cégep de Sept-Îles syndiqués à la CSN débraient pour une troisième journée. Ils réclament des ressources adéquates pour permettre au réseau collégial de remplir sa mission.

Les enseignants ont réduit leurs demandes pour les concentrer sur des enjeux de ressources essentielles pour les conditions d’apprentissage des étudiants. «Là, il faut que ça débloque, il faut que le gouvernement fasse preuve d’ouverture et entende nos propositions», explique le président du syndicat et enseignant d’histoire au Cégep de Sept-Îles Raphaël Rousseau-Mercier.

La correction d’une iniquité majeure, qui perdure depuis des décennies à la formation continue, figure parmi les préoccupations. « On a entendu le premier ministre affirmer qu’il ne souhaitait pas qu’il y ait deux catégories d’enseignants au Québec. Visiblement, il n’est pas au courant que c’est une réalité bien présente dans le réseau collégial. Nos collègues à la formation continue travaillent pour 50% de la rémunération du personnel œuvrant au secteur régulier», déplore Raphaël Rousseau-Mercier.

Les enseignants de la CSN exigent aussi des ressources dédiées pour mieux encadrer les étudiants en situation de handicap ainsi que ceux ayant eu une faible moyenne générale au secondaire. «Nous sommes également préoccupés par les prochaines cohortes à faire leur entrée au cégep, qui se trouvent actuellement en 3e, 4e et 5e secondaire et qui auront été éprouvées dans leur cheminement scolaire par la pandémie», commente Manon Beaudin, enseignante de français à Sept-Îles.

Les problèmes sont nombreux au cégep de Sept-Îles selon la CSN: surcharge de travail, manque de ressources, difficulté de rétention et d’attraction de main-d’œuvre qualifiée… Les professeurs ont tout de même attendu la fin de la session scolaire pour mettre la pression surtout sur les administrations le gouvernement.