Un hiver trop doux pour ouvrir la Route blanche

Les impacts des changements climatiques sont palpables en Basse-Côte-Nord, selon le préfet Randy Jones

Le froid et la glace manquent encore en Basse-Côte-Nord pour permettre une libre circulation sécuritaire en motoneige sur la Route blanche. «On a rarement vu ça en février», affirme le préfet Randy Jones, qui avoue que les Coasters se questionnent plus que jamais sur les impacts des changements climatiques.

 »Les hivers plus doux se font plus fréquents. Les gens de la Basse-Côte seront parmi les premiers à sonner l’alarme sur les conséquences », croit le préfet. Pour Randy Jones, la réduction de la saison de motoneige a un impact considérable sur les habitudes de vie dans les villages isolés. Mais l’érosion des berges demeure chez lui la plus grande source d’inquiétudes liées au réchauffement de la planète. Des infrastructures à Chevery et sur la Route 138 près de Blanc-Sablon sont déjà menacées.

Entrevue avec le préfet en Basse-Côte-Nord, Randy Jones

Randy Jones rappelle que les citoyens de son coin de pays ont été les premiers à subir l’effondrement des stocks de morue. Pas surprenant qu’ils soient les premiers impactés par les changements climatiques, selon lui.