Un potentiel minier à Baie-Johan-Beetz? Les études se poursuivent

Le sous-sol de la Côte-Nord regorge de fer, mais il n’y a pas que ce métal, les entreprises minières sont attirées par d’autres matières également, comme le cuivre et l’argent. La société canadienne d’exploration minière Kintavar enverra des géologistes à Baie-Johan-Beetz l’été prochain pour évaluer le potentiel d’une mine de cuivre et d’argent.

À Baie-Johan-Beetz, la roche date du milieu de l’époque géologique du Protérozoïque (de 500 millions d’années à 2,5 milliards d’années), c’est –à-dire, environ 1,5 milliard d’année. Son ancrage dans le temps et sa déformation favorise la présence de métaux comme le cuivre et l’argent.

En 1997, l’entreprise BHP, considérée comme le plus grand producteur minier au monde, avait mené des études près du village de Baie-Johan-Beetz afin d’évaluer le potentiel minier. Elle avait trouvé du cuivre et de l’argent. Les résultats de la propriété montraient que la minéralisation semblait être confinée dans d’étroites veines de quartz et qu’elle était de nature semi-massive.

Une évaluation plus poussée en géochimie a montré que la minéralisation n’était pas spatialement étendue. BHP a donc cessé ses travaux dans ce secteur, car la propriété de la roche ne semblait pas avoir le potentiel d’héberger un dépôt de toute taille significative.

Le président de la société d’exploration canadienne Kintavar, Kiril Mugerman, confirme que des géologistes retourneront sur les sites fouillés par BHP cet été afin de refaire quelques analyses. En 2018, Kintavar a effectué des travaux géophysiques à cet endroit, ce sera donc la suite de l’évaluation de la société.