Un racisme systémique dans les différents milieux de la Côte-Nord?

Charlotte Bellehumeur interroge, écrit, décortique, analyse et explore les relations entre allochtones et autochtones pour sa maîtrise au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

Elle s’intéresse plus particulièrement aux processus de recrutement, de sélection, d’embauche, de formation, d’intégration et de rétention des travailleurs et travailleuses allochtones qui sont amené-e-s à œuvrer en milieu autochtone sur la Côte-Nord. Son objectif général est de soulever des pistes de solutions afin d’assurer un espace de rencontre éthique entre les Innu-e-s, les Naskapi-e-s et les allochtones du Sud.

Après des semaines de travail sur le terrain et en parlant aux acteurs concernés, madame Bellehumeur constate la présence d’un racisme systémique au sein des différents milieux sur la Côte-Nord. « Dans les systèmes d’éducation et les systèmes de santé, c’est encore les pratiques blanches, donc les pratiques occidentales qui prédominent. Avec ces éléments, on voit une inégalité qui se forme, parce qu’une personne allochtone va avoir plus de sécurité culturelle qu’une personne autochtone », dit-elle. Selon Charlotte, les structures freinent une intégration des autochtones dans la santé, l’éducation et les autres sphères de la société, car ces pratiques blanches favorisent une culture plus occidentale, défavorisant ainsi l’intégration des cultures innues dans les sphères sociétales.   

Afin d’abolir ce racisme et pour améliorer l’intégration, elle propose une solution prometteuse, des formations pour les nouveaux arrivants allochtones dans les milieux autochtones. Un parrainage par un Innu permettrait de décrire les réalités des Premières Nations vivant avec des non-autochtones. Cette formation outillerait le nouvel arrivant afin de mieux comprendre les Innus lorsqu’il arrive sur la Côte-Nord.

Entrevue avec Charlotte Bellehumeur, étudiante à la maîtrise au Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).