Un regroupement citoyen veut que la ville protège mieux l’eau potable du lac des Rapides

Un regroupement citoyen préoccupé par la qualité de l’eau questionne les démarches de la ville de Sept-Îles pour protéger la source du lac des Rapides, qui alimente son réseau d’eau potable. C’est la seule municipalité au Québec qui tolère une base d’hydravion près de sa source et les villégiateurs du secteur ne respectent pas les normes environnementales, selon le porte-parole Terry Kennedy.

La présence de THM et ADA en quantité supérieure aux normes dans l’eau du réseau de Sept-Îles est surveillée, mais fréquente, s’inquiète le groupe depuis longtemps. Un nouveau règlement de zonage adopté par le conseil le 14 février ouvre un nouveau secteur au développement, déplore un des fondateurs du comité, Denis Bouchard. Le regroupement citoyen craint l’ajout de chalets et même d’industrie. Il demande plutôt la création d’une aire de conservation.

«Le lac des Rapides vieillit, affirme Terry Kennedy. On y retrouve des algues vertes et bleues qui altèrent naturellement la qualité de l’eau. Le comité a obtenu par la Loi d’accès à l’information un rapport de l’Organisme de Bassins Versants OBV Duplessis de mars 2020, qui évalue les risques d’un déversement par un hydravion fréquentant le lac.

Entrevue avec: Denis Bouchard et Terry Kennedy comité de défense de la qualité de l’air et de l’eau à Sept-Îles

Les militants du comité de citoyens souvent présents aux séances publiques du conseil municipal, estime qu’ils ont fait évoluer le maire Réjean Porlier en le confrontant régulièrement dans les dossiers environnementaux. Denis Bouchard et Terry Kennedy invitent le maire Steeve Beaupré au dialogue et à la réflexion concernant l’avenir du lac des Rapides.