Une compagnie ontarienne cherche du nickel et du cuivre dans le secteur de l’ancienne ville de Gagnon

Les carottes de terre prélevées dans le passé donnent déjà des indices intéressants de nickel de haute teneur. (photo Murchison Minerals)

Même si la Côte-Nord héberge surtout des mines de fer et titane, la prospection pour trouver d’autres métaux fait l’objet de nombreux forages cet été. La société ontarienne Murchison Minerals est une des plus actives pour la recherche de nickel, cuivre et cobalt en haute teneur. Elle vient de lancer sa troisième campagne de forage près de l’ancienne ville de Gagnon.

La compagnie se concentre sur un site qu’elle appelle «la Barre de Fer», qui affiche déjà des résultats intéressants pour les trois métaux commerciaux recherchés. Vingt-cinq trous ont été forés jusqu’en 2008. L’exploration a repris en 2021 avec des échantillons ponctuels, qui ont révélé des teneurs encore plus élevées.

L’entreprise prévoit y forer d’ici septembre 15 à 20 trous supplémentaires sur plus de 7500 mètres. La compagnie canadienne s’est équipée d’une perceuse au diamant portative sur chenille pour hélicoptère pour travailler efficacement et rapidement jusqu’à une profondeur de 6000 mètres sur son projet dans le Haut plateau de la Manicouagan.

Murchison Minerals a conclu en juillet un placement privé de 5,35 millions de dollars pour son projet d’exploration minière sur la Côte-Nord. Le président et chef de direction de l’entreprise Troy Boisjoli se montre enthousiasme avec le début de cette d’exploration. Il y a un grand potentiel d’exploitation du nickel de haute teneur sur la Côte-Nord, croit-il, grâce aux installations ferroviaires qui permettent déjà le transport de minerai de fer jusqu’au port en eau profonde de Port-Cartier ou Sept-Îles.