Une crise du logement qui est là pour durer à Sept-Îles

La crise du logement à Sept-Îles n’est pas prête à se régler de si tôt selon Martial Lévesque, administrateur responsable des communications à l’Association des propriétaires de logements locatifs de Sept-Îles.

Dans les dix dernières années, Sept-Îles a perdu plus de 100 logements en raison d’incendies. Monsieur Lévesque déplore que ces bâtiments n’aient pas été reconstruits par la suite. « Il faudrait une règlementation que si l’immeuble passe au feu, tu as l’obligation de reconstruire, ou si tu ne reconstruis pas, tu as l’obligation de vendre ton terrain à d’autres personnes pour que ça soit reconstruit », explique Martial Lévesque.

En plus de cela, il explique que les propriétaires sont moins enclins à bâtir de nouveaux blocs appartements, car avec l’inflation, le coût des matériaux en décourage plus d’un à se lancer dans le développement immobilier. « Le coût de main-d’œuvre et les matériaux sont tellement dispendieux, oubliez ça, on ne peut pas louer à un prix raisonnable par la suite, l’appartement ne pourra pas être en bas de 1000$ par mois si tout est neuf », indique M. Lévesque.

Selon lui, il y a des solutions, la Ville de Sept-Îles pourrait permettre aux propriétaires de bâtir près de la mer au lieu d’interdire la construction à cet emplacement. On devrait également miser sur un tremplin entre des unités de logements et des maisons à 200 ou 300 000 $, comme un développement de petites maisons, une phase trois au Parc Ferland, par exemple.

Le fait de réduire la sévérité des critères pour les logements de l’Office Municipal d’Habitation de la Ville de Sept-Îles permettrait de loger rapidement des familles dans des 6 et demi, selon M. Lévesque, cela permettrait de faire de la place pour les autres unités de logements à Sept-Îles.

Monsieur Lévesque confirme que la crise du logement est importante : « Dans le moment, on a peu près 2500 logements à Sept-Îles, si tous les autres propriétaires sont comme moi, on est plein, on n’a pas d’autres places. Moi je reçois 3 ou 4 appels par semaine pour des logements, je ne peux pas les empiler un par-dessus l’autre, alors je m’occupe de ceux que j’ai. »

Entrevue avec Martial Lévesque, administrateur responsable des communications à l’Association des propriétaires de logements locatifs de Sept-Îles.