Une dame arrêtée et relâchée après des tirs à la carabine à air à Pointe-Parent

La Sûreté du Québec a arrêté une dame mardi soir, après des tirs vers une maison avec une carabine à air comprimé, dans le secteur Pointe-Parent à Natashquan. Les policiers sont intervenus rapidement. Personne n’a été blessé, mais l’événement qui serait lié à la crise de logements pour les Innus, a causé une onde de choc dans la communauté et la municipalité.

La dame a été libérée plus tard en soirée. Selon le porte-parole de la SQ pour la Côte-Nord Hugues Beaulieu, il n’y avait pas de motif de détention. Les policiers sur place ont évalué qu’il y avait peu de chance de récidive.

Une analyse de la dangerosité de la carabine à plomb et une enquête se poursuivent. Le dossier sera transféré à la DPCP pour des poursuites éventuelles.

La chicane serait liée à la sévère pénurie d’habitations dans la communauté innue de Nutashkuan. Les maisons de Pointe-Parent ont été rachetées par le gouvernement du Québec au terme d’un long processus d’expropriation, mais n’ont pas encore été redistribuées. Elles devraient en principe être inoccupées, mais une dizaine de maisons seraient squattées par des Innus.

Une rencontre d’urgence entre le maire de Natashquan Henry Wapistan, le chef du conseil des Innus de Nutashkuan Réal Tettaut et ministre des Affaires autochtones Ian Lafrenière a eu lieu hier, pour planifier des interventions auprès des occupants à Pointe-Parent et accélérer la mise en place de solutions à la crise de logements dans la communauté innue.