Une étude d’Action Chômage Côte-Nord met en lumière l’importance du travail saisonnier

Des militants syndicaux et du groupe Action Chômage Côte-Nord ont érigé un sapin de Noël à Forestville ce lundi 19 décembre, symbolisant le trou noir des travailleurs saisonniers sans revenu une partie de l'année. (photo Facebook Action Chômage)

Action Chômage a profité de la journée de mobilisation pour une réforme de l’assurance-emploi pour publier une étude sur le travail saisonnier sur la Côte-Nord. En Minganie jusqu’à 28% des emplois sont saisonniers, ce qui justifie les changements réclamés depuis longtemps par les syndicats. 

L’étude nous apprend que 52% des organisations en Basse-Côte-Nord ont recours à des emplois saisonniers. C’est 32% pour l’ensemble de la Côte et ces entreprises saisonnières sont les plus touchées par la pénurie de main d’œuvre. Quelque 78% des 5875 emplois saisonniers de la Côte-Nord sont à temps complet, mais pour une durée moyenne de 12 semaines par année.

Le fédéral de mauvaise foi

Il n’y a aucune logique à laisser des travailleurs qui exercent un métier qui ne se pratique pas en toute saison, sans revenu une partie de l’année, selon Action Chômage. Le dossier traîne depuis 15 ans. Le gouvernement fédéral est de mauvaise foi, selon le président de la CSN Côte-Nord Guillaume Tremblay :

Le programme d’assurance-emploi maintenu en place par le gouvernement du Canada contribue à dévitaliser le secteur de la Haute-Côte-Nord. Les entreprises des industries comme la pêche, la tourbe et la foresterie appuient le mouvement pour une réforme.

Perte de millions $

L’étude publiée ce matin à Forestville lors d’une manifestation regroupant plusieurs organisations, conclut que la Côte-Nord perdra plusieurs millions de dollars, de nombreux emplois et son attractivité si les industries saisonnières disparaissent. Le président de la CSN Côte-Nord Guillaume Tremblay prend l’exemple des fermetures d’entreprises en restauration.

À la lumière de son étude intitulée «Enfin les vrais chiffres», Action Chômage Côte-Nord recommande d’éliminer le critère de taux de chômage et d’accorder aux travailleurs saisonniers 35 semaines de prestations après 12 semaines en emploi.

Entrevue avec Guillaume Tremblay, président CSN Côte-Nord