Une Saint-Jean moins flamboyante qu’autrefois à Sept-Îles et dans les autres villes au Québec

La volonté d’organiser des grosses fêtes extérieures avec des artistes de renom et des feux d’artifices pour la Saint-Jean n’est plus au rendez-vous du côté du gouvernement du Québec. On se rappelle qu’à la fin des années 90 et au début des années 2000, la Saint-Jean était l’une des plus grosses fêtes de l’année, les municipalités avaient les budgets pour planifier des fêtes grandioses. Mais que s’est-il passé?

Les villes au Québec n’ont plus autant de sous qu’avant pour souligner cet événement festif. En 2005, sous le gouvernement de Jean Charest, puis en 2015, sous celui de Philipe Couillard, des coupures ont été faites pour les célébrations de la fête nationale. Des coupures de 18% sous Jean Charest et d’environ 20% sous Philipe Couillard lors de la période d’austérité.

Les débordements lors de ces rassemblements ont aussi découragé les villes à poursuivre la tradition d’une grande fête de la Saint-Jean. La consommation excessive d’alcool et le non-respect de l’environnement compliquent la tâche aux autorités qui tentent de maintenir l’ordre lors de ces grandes fêtes.  

Wayne Malouin, organisateur de la Saint-Jean à Sept-Îles, a expliqué à la radio Plaisir 94,1 qu’il ne dispose que d’un budget d’environ 2000$ pour la fête nationale cette année. Il faudra attendre à l’année prochaine lorsqu’il y aura un meilleur budget pour organiser une fête extérieure plus grande que cette année.

Quoi qu’il en soit, les gens de Sept-Îles pourront se rassembler au Centre des Congrès le 24 juin pour une fête nationale intérieure. Il y aura aussi plusieurs rassemblements privés à la grandeur du territoire.

Le maire de Sept-Îles Steeve Beaupré a profité de l’occasion pour souhaiter une bonne fête nationale à toute la population tout en rappelant qu’il est important de ne pas conduire avec les facultés affaiblies par la consommation d’alcool ou de drogue.

Entrevue avec le maire de Sept-Îles Steeve Beaupré.