Union 138 est surprise de l’annonce de Québec de faire construire de nouveaux traversiers électriques

Le milieu des affaires est solidaires du mouvement pour la construction d'un pont entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine. (photo Union 138)

La Coalition Union 138 est perplexe devant la décision de la ministre des Transports de construire de nouveaux traversiers électriques pour desservir Sorel et l’Île-aux-Coudres. Elle survient alors que le gouvernement attend une étude d’opportunité pour la construction d’un pont sur la rivière Saguenay.

Le regroupement de leaders politiques, économiques et innus rappelle que les deux bateaux neufs qui assurent le service entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine seront disponibles après la construction d’un pont.

«Attendons l’étude sur le pont»

Pour le porte-parole de la Coaltion Union 138, Guillaume Tremblay, «l’action gouvernementale de ce matin avant même de connaître les résultats des études en cours pour la construction du pont sur le Saguenay sème l’incompréhension et l’inquiétude.»

«Comment justifier le choix de la ministre Guilbault de construire de nouveaux traversiers à même les fonds publics? Avec cette annonce, nous sommes en droit de demander si la Côte-Nord paiera le prix du plan d’électrification du Québec en devant attendre encore 50 ans pour obtenir un engagement pour la construction d’un pont sur le Saguenay?», questionne Guillaume Tremblay.

Appel aux caquistes de la Côte-Nord

«L’annonce de Madame Guilbault ébranle les ponts que les Nord-Côtiers ont jetés avec le gouvernement caquiste lors des dernières élections», ajoute le président d’Union 138.

Il dit comprendre l’idée des navires à propulsion électrique de diminuer les gaz à effet de serre. Unions 138 répète que l’attente des nombreux véhicules lourds aux traversiers de Tadoussac ou les détours réguliers par le Saguenay génèrent aussi une quantité importante de GES.

Union 138 invite la ministre des Transports Geneviève Guilbault à consulter et discuter avec ses deux nouveaux collègues nord-côtiers, son adjoint au transport aérien, Yves Montigny, et la ministre régionale, Kateri Jourdain. Les deux élus de la CAQ sur la Côte-Nord ont clairement pris position pour le projet du pont pour des raisons économiques, environnementales et de sécurité routière.