Usine de bouletage à Sept-Îles : Cliffs n’y croit pas

L'économie régionale pourrait ralentir sans solution pour le recrutement de main d'œuvre.

Le Pdg de Cleveland Cliffs Lourenco Goncalves juge irréaliste la réouverture de l’usine de boulette de fer de Pointe-Noire Sept-Îles par Stelco. L’ancien Pdg de Cliffs Canada a lui-même décidé de fermer l’usine en 2013.

Lors du dévoilement jeudi du rapport trimestriel de la compagnie américaine, il a répondu à une analyste de Crédit Suisse. Le Pdg de Cleveland Cliffs a soutenu que l’usine de Sept-Îles a été abandonnée en raison de l’absence de gaz naturel dans la région, et parce que la modernisation aurait coûté trop cher.

Rappelons que Cliffs a consolidé ses actifs aux États-Unis après avoir déclaré faillite au Canada et perdu ses actifs à Sept-Îles, au lac Bloom et au Labrador.

Par ailleurs, Stelco et le syndicat des Métallos ont demandé samedi un soutien plus important du gouvernement fédéral face aux tarifs imposés par les États-Unis aux producteurs de fer et d’aluminium canadien. L’entreprise intéressée à relancer l’usine de Pointe-Noire, a vu la valeur de ses actions baisser de 40% depuis l’imposition de tarifs douaniers.