Vétusté des écoles | le Centre de services scolaire du Fer réagit

Sur la Côte-Nord, 90 % des écoles recensées sont en mauvais état d’après un document du ministère, un chiffre surprenant au vu des nombreux travaux réalisés dans les établissements scolaires de la région.  

Le directeur général du Centre de services scolaire du Fer, Richard Poirier, n’est pas inquiet à la lecture du rapport sur l’état des immeubles scolaires dans toute la province dévoilé il y a quelques jours par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

13 des 15 écoles du Centre de services scolaire sont classées en mauvais état ce que Mr Poirier explique par une prise en compte de nombreuses composantes : « Par exemple, le logiciel considère que si la céramique a dépassé un certain nombre d’années, elle est en mauvais état, alors qu’en pratique elle peut durer encore longtemps ».

Les travaux en cours ne sont pas pris en compte

Un budget de 15 à 18 millions de dollars est consacré annuellement à la rénovation des bâtiments pour le Centre de services scolaire du Fer. « Si on regarde il y a 10 ans, c’était trois fois moins. » assure Richard Poirier, insistant sur l’effort actuel de poursuivre des travaux malgré la hausse historique des prix de la construction. 

Il explique aussi ce classement par un délai entre la réalisation des travaux et leur prise en compte « si je prends l’école Monseigneur Blanche, l’extérieur et l’intérieur ont été totalement refaits mais le chantier n’est pas encore officiellement complété donc elle est encore classée en mauvais état ». 

« On peut bien vivre dans nos bâtiments »

Même si le directeur général ne se dit pas alarmé par l’état de ses écoles, il consent qu’il y a un défi à relever. « Là où les travaux sont nécessaires on les réalise, c’est le cas déjà de nombreuses écoles qui ont fait l’objet de rénovations intérieures et extérieures  ». 

Richard Poirier insiste sur le fait qu’aucune école de son Centre de services scolaire n’est classée en décrépitude : « à Montréal on a vu des cas de plafonds prêts à céder ou de moisissure sur les murs, chez nous, on est loin de cette réalité là ».