Articles récents
Articles récents
Des organismes de la Côte-Nord se sentent menacés par le sous-financement
Le secteur communautaire sur la Côte-Nord utilise divers moyens pour dénoncer le sous-financement des organismes. Des organismes communautaires et de défense des droits sur la Côte-Nord lancent un cri d’alarme. Leur survie est menacée par une fusion administrative de deux programmes du gouvernement du Québec.
Depuis l’annonce de la possible fusion du Fonds d’aide à l’action communautaire autonome (FAACA) avec le Fonds québécois d’initiative sociale (FQIS), les groupes de la région s’inquiètent de l’incertitude que cela entraîne. La Table des groupes populaires de la Côte-Nord calcule que cette décision bureaucratique remet en question l’existence même et la capacité à protéger les populations vulnérables de la région.
« Fusionner un fonds dédié à la mission globale avec un fonds dédié à la lutte contre la pauvreté par projet, c’est vouloir faire entrer un carré dans un cercle », affirme le coordonnateur de l’APIC Côte-Nord Frédéric Boudreault.
L’isolement et les coûts opérationnels plus élevés rendent la survie des organismes de la région encore plus précaire. Une modification des critères de financement sans tenir compte des spécificités régionales pourrait entraîner des bris de services.
« Nous craignons que la défense des droits devienne encore plus le parent pauvre d’une structure rigide, axée sur des résultats quantifiables à court terme plutôt que sur des changements sociaux profonds » mentionne le coordonnateur de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord Michel Savard.
La Table revendique la reconnaissance de la mission globale des groupes de défense des droits des citoyens, avec un fonctionnement de base et non uniquement des projets éphémères. Les organismes de la Côte-Nord demandent au gouvernement des réponses claires et une consultation réelle.
La Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles et le Regroupement des organismes en défense collective des droits mènent aussi de leur côté une campagne de sensibilisation du public au sous-financement. Ils déplorent l’inaction de la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire Chantal Rouleau et du gouvernement de la CAQ.