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Solaire: l’énergie du futur?
Le nord de la province est plus favorable à accueillir des projets de développements solaires dû à la petite quantité de terres agricoles. (Photo : Carolane Beauregard | macotenord.com) Hydro-Québec vise à augmenter la production des énergies renouvelables. Un appel d’offre a été lancé en mai 2025 pour l’énergie solaire et 60 projets ont été soumis. Bien que les soumissions retenues soient annoncées au début de l’année 2027, l’intérêt de la société d’état envers cette énergie est grandissant.
Du côté de Baie-Comeau, trois projets ont été soumis dans le cadre de l’appel d’offre. Ceux-ci représentent trois phases de développement pour un seul et même projet, ayant une capacité de 17,5 MW, 5,2 MW et 9,6 MW. Les trois terrains choisis sont situés dans le secteur de Mingan.
Le terrain occupé par le développement solaire est fourni par la société d’expansion de Baie-Comeau. La vente de celui-ci est un profit qui réjouit le maire Michel Desbiens. Il ajoute que le parc solaire de Soléo Énergie libère des blocs d’électricités et cela peut attirer de nouveaux promoteurs et industrie dans la région et les inciter à s’établir.
La Ville cherche à diversifier ses sources de revenus afin de diminuer son déficit financier.
Le parc solaire de Pointe-Noire
À Sept-Îles un deuxième projet de développement solaire situé sur le terrain de la Pointe-Noire a été proposé par Développement PEK en partenariat avec les Innus Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam et la communauté PekuakamiuInuatsh Takuhikan. La puissance contractuelle de ce développement est de 4,7 MW.
« On est rendu à l’étape où on veut devenir promoteur et même investisseur dans les grands projets, dans le but de diversifier nos retombées. Donc le solaire c’est une très belle opportunité », explique Norbert Fontaine, élu au conseil d’ITUM.

Bien qu’Hydro-Québec n’ait pas encore annoncé les soumissions retenues, l’élu affirme qu’ITUM serait prêt à s’engager dans les deux projets solaires à Sept-Îles si les deux sont sélectionnés.
L’entreprise Développement PEK n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.
Le solaire en hiver
L’hiver québécois ne constitue pas un obstacle aux développements ni à la production d’énergie solaire.
« La neige à un effet, jusqu’à un certain point, auto-nettoyant. La chaleur qui est déployée par la cellule photovoltaïque lorsqu’elle produit de l’électricité, ça va faire fondre la neige et donc nettoyer les panneaux. Les cellules photovoltaïques fonctionnent très bien dans un climat froid », explique le porte-parole d’Hydro-Québec, Cendrix Bouchard
La technologie en croissance constante permet une production d’électricité plus performante donc de rentabiliser son investissement plus rapidement.
« Il y a des panneaux qui produisent sur les deux faces des panneaux. Donc la réflexion du soleil sur la neige permet d’enregistrer une production d’électricité des deux côtés de certains panneaux », souligne Cendrix Bouchard.
Le recyclage des panneaux
Les panneaux solaires sont conçus pour durer 25 ans et en pratique, ils dépassent souvent cette limite. Le jour où il faut remplacer les vieux équipements par de nouveaux modèles; bien souvent il est possible de les vendre à un prix important par rapport à leur valeur initiale, mentionne le porte-parole.
90% des composantes d’une centrale solaire peuvent être recyclés :
- L’équipement de gestion de la puissance, comme les transformateurs, les onduleurs et les systèmes de captage de courant.
- Les systèmes de fixation des panneaux.
- Les panneaux.
- Dispositif de stockage de l’énergie (batteries).

À la fin de leur vie, ces composantes peuvent être recyclés, remises à neuf et revalorisés. Ils sont composés principalement de cuivre, d’aluminium, d’acier de verre et de composantes électroniques. Certaines pièces renferment des petites quantités de métaux précieux comme l’argent.
Les panneaux solaires ne représentent que 0,5% des 50 millions de tonnes métriques de déchets électroniques, soit 250 000 tonnes selon l’Agence internationale de l’énergie.
Le futur du solaire
La société d’état anticipe que l’énergie solaire va prendre de plus en plus de place, surtout que son coût d’achat est à la baisse.
« On prévoit qu’au point de vue mondial dans toutes les filières énergétiques, c’est l’énergie solaire qui a le potentiel de croissance le plus élevé d’ici 2050. On regarde les prévisions mondiales, le solaire devrait croître d’environ 500% alors que pour l’éolien on parle de 195% », souligne Cendrix Bouchard
Le maire de Sept-Îles, Benoit Méthot affirme qu’il y a beaucoup de potentiel pour le développement de l’énergie solaire, surtout dans la région, puisqu’il y a plusieurs terrains propices à de tels développements.
« Tout ça peut fonctionner en combinaison : l’énergie solaire photovoltaïque, l’énergie éolienne et l’hydroélectricité », ajoute Cendrix Bouchard.
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