Sept-Îles et Port-Cartier élargissent la collecte des matières organiques aux industries, commerces et institutions
C’était un non-sens de jeter les résidus de cuisine de la popote roulante du Centre d’action bénévole Le Virage, selon la directrice générale Karoline Gilbert. (Photo Courtoisie) La collecte des matières organiques se déploie dans les milieux de travail dans la MRC Sept-Rivières. Les villes de Sept-Îles et de Port-Cartier élargissent le compostage aux industries, commerces et institutions.
Les entreprises intéressées à embarquer dans ce vaste mouvement collectif visant à détourner des tonnes de matières de l’enfouissement, peuvent s’inscrire en se rendant sur le site abacadabrun.com/ici. Les responsables seront ensuite accompagnés afin d’évaluer le type et le nombre de bacs ou de conteneurs requis dans leurs installations, et de préciser les modalités de collecte.
Compost au travail, Sept-Îles
À Sept-Îles, une cinquantaine d’entreprises et d’institutions ont déjà adhéré sur une base volontaire à la collecte des matières organiques. Il s’agit de CPE, de marchés d’alimentation, restaurants, usines de transformation, établissements d’enseignement et des bureaux de services professionnels.
Cette première phase de déploiement a servi de projet pilote afin de bien saisir les contraintes spécifiques aux différents milieux de travail, notamment quant aux équipements à mettre en place pour la récupération des matières.
Début à l’automne à Port-Cartier
Du côté de Port-Cartier, tout est en place pour élargir la collecte des matières organiques aux industries, commerces et institutions à l’automne 2026.
« On sera bientôt prêts à lancer ce service auprès des industries et commerces. Grâce à la collaboration de la Ville de Sept-Îles, on peut s’appuyer sur une expertise éprouvée afin d’assurer un déploiement harmonieux et efficace. On souhaite accompagner les entreprises port-cartoises dans cette transition pour qu’elles puissent adhérer facilement à la collecte des matières organiques et en retirer tous les bénéfices », mentionne le responsable à l’environnement à la Ville de Port-Cartier Zakariae Anjab.
Témoignages en entreprise
« Avec le service de Popotte roulante, on produit beaucoup de nourriture chaque jour. C’était vraiment un non-sens de jeter nos résidus de cuisine ! » affirme la directrice générale du Centre d’action bénévole Le Virage Karoline Gilbert.
« Nous sommes très heureux d’avoir maintenant accès à la collecte des matières organiques. On sent qu’on fait notre part. Ça a été super facile à implanter. Les employés et les bénévoles ont vite pris l’habitude d’utiliser les bacs bruns, même dans la salle de pause ! Ce n’est pas plus compliqué et à la fin de la semaine, on se rend compte qu’on remplit beaucoup moins les poubelles », ajoute Mme Gilbert.
Pour Éric Boudreault, agent conseil en soutien pédagogique et technique au CPE Sous le bon toit, il était tout naturel de mettre en place la collecte des matières organiques dans leurs installations.

« La nature et l’environnement sont au cœur de la pédagogie de notre CPE. Chaque éducatrice a un petit bac de comptoir dans son local, qu’elle vide dans un bac brun à la fin de la journée. Plusieurs enfants vont eux-mêmes vider les restes de leur assiette dans le bac ! Comme on utilise du compost dans les activités de jardinage et de plantation, les enfants comprennent à quoi ça sert et que quand on composte, ça nourrit la nature. »
« Chez BBA, nous avons commencé à composter dès 2024 », souligne Samuel Rheault, candidat à la profession d’ingénieur. « On a embarqué pour faire notre part et parce que l’environnement fait partie de nos valeurs d’entreprise. »
Rappelons que la collecte des matières organiques vise à réduire significativement la quantité de déchets envoyés à l’enfouissement et, par le fait même, des gaz à effet de serre (GES) qui y sont produits.