Une neuvaine pour la fête de Saint-Anne s’organise aux Îlets Caribou

Jean St-Pierre | 3 juillet 2026 | 17:24
La neuvaine à sainte Anne se tiendra du 17 au 26 juillet au site des Ilets Jérémie, un lieu de rassemblement des autochtones de la région depuis très longtemps. (Photo Courtoisie Katy Deschênes)

Les croyants des paroisses de la Côte-Nord sont invités à venir à l’une ou l’autre des journées de la neuvaine à sainte Anne, mère de Marie et grand-mère de Jésus L’événement se déroulera du 17 au 25 juillet 2026 suivie de la fête de la sainte le 26 juillet, au sanctuaire des Ilets Jérémie, près de Colombier.

La programmation 2026 prévoit des célébrations régulières, dont une messe le dimanche 19 juillet présidée par Mgr Pierre Charland, évêque du diocèse. Une messe prononcée en innu-aimun et en français marquera la fête de Sainte-Anne.

Célébrations et recueillement

Le thème « Ne crains pas, avance au large » sera abordé sous différents angles, par exemple le vendredi 17 juillet, le sous-thème « Ne crains pas, Dieu guérit » ou le lundi 20 juillet : « Ne crains pas, Dieu nous transforme. »

« Ces dix jours de prière sont un temps fort de communion entre les croyants, en particulier avec les Innus qui sont très attachés à sainte Anne.  En priant ensemble, nous tissons de beaux liens de solidarité et d’amitié. »expliquent le couple responsable du site pour le comité organisateur avec, Katy Deschênes et Alain Gauthier. 

Un lieu riche d’histoire

Le site des Ilets Jérémie est un lieu de rassemblement des autochtones de la région depuis très longtemps. Un poste de traite des fourrures y est créé au milieu du 17e siècle par Noël Jérémie de Lamontagne qui veut rejoindre les Papinachois, vivant autour des rivières Bersimis, Outardes et Manicouagan et qui se regroupent à cet endroit au cours de l’été, avant de repartir vers leurs territoires de chasse pour l’hiver.

Une première chapelle y est construite par le père Pierre Laure, jésuite, en 1735. Fermé en 1854, le lieu prend un nouveau départ en 1939 avec l’arrivée du père eudiste Arthur Gallant, curé de Sainte-Thérèse de Colombier, qui reconstruit la petite chapelle et en fait un centre de pèlerinage dédié à sainte Anne.