Durement impactée par la guerre tarifaire, l’industrie forestière présente ses priorités aux politiciens en campagne
La crise en foresterie a entraîné plusieurs pertes d'emploi à Port-Cartier et Baie-Comeau. (Photo Jean St-Pierre, Macotenord.com) Le Conseil de l’industrie forestière du Québec invite les formations politiques à faire de la forêt une priorité. L‘industrie rêve d’un gouvernement muni d’une vision forestière ambitieuse, durable et mobilisatrice pour le Québec.
La crise en foresterie a durement touchée la Côte-Nord, avec de nombreuses pertes d’emplois à Port-Cartier et Baie-Comeau. Les inquiétudes s’amplifient dans un contexte de tension commerciale internationale croissante.
Face aux défis d’approvisionnement, aux changements climatiques, à la transition énergétique et à la diversification des marchés, cette vision est essentielle pour créer les conditions nécessaires à l’essor d’une filière forestière moderne, compétitive et durable, proclame le CIFQ.
« Le prochain gouvernement doit se montrer fier et proposer aux québécois une vision claire et ambitieuse pour sa forêt et son industrie forestière. Pour relever les défis de demain, il faudra faire preuve d’audace, repenser certaines approches et innover dans nos modèles de gestion. Pilier économique et stratégique du Québec, notre secteur est au cœur d’une filière forestière nationale et il devient impératif de mettre en place les conditions nécessaires à l’essor d’une industrie forestière moderne, compétitive et durable », affirme le président du Conseil Michel Vincent.
Avec les Premières Nations
L’industrie forestière identifie quatre priorités qui devront guider l’action du prochain gouvernement. La nouvelle vision forestière doit s’appuyer sur une relation renouvelée entre les Premières Nations et le gouvernement, fondée sur le dialogue, la confiance, le respect mutuel.
Québec doit aussi moderniser le régime forestier en repensant la gestion du territoire. Le prochain régime forestier devra être ancré dans les réalités régionales et mieux adapté aux défis économiques, environnementaux et sociaux d’aujourd’hui.
« L’accès à la fibre demeure la pierre d’assise de toute la chaîne de valeur forestière. Il est donc essentiel d’accroître la prévisibilité de l’accès à la ressource, d’améliorer la compétitivité du coût et de simplifier le cadre administratif. Une gestion forestière davantage décentralisée et adaptée aux réalités et aux priorités des régions permettra également de renforcer la vitalité des territoires forestiers », affirme Michel Vincent.
Selon le CIFQ, le Québec doit offrir un environnement d’affaires propice à l’innovation, à l’investissement et à la croissance afin que son industrie forestière demeure parmi les plus performantes et compétitives au monde. Le prochain gouvernement devra créer les conditions favorables pour développer les marchés et maximiser la valeur des produits du bois québécois.
« Issu d’une ressource locale et renouvelable, le bois constitue un matériau d’avenir et joue un rôle incontournable dans la transition vers une économie plus durable. C’est pourquoi les formations politiques doivent s’engager clairement en faveur d’une véritable gestion territoriale et à faire de l’avenir de la forêt et de l’industrie forestière une priorité de leur programme électoral », conclut Michel Vincent.