Uni-Vert Gallix | Une mobilisation citoyenne pour verdir l’avenir
La biodiversité est au cœur du projet Uni-Vert Gallix, avec plusieurs aménagements sur le terrain de la Coop, dont une « Coop à insectes ». (Photo Courtoisie, Crédit photo à Marielle Vanasse) Grâce à une mobilisation locale exceptionnelle, le projet Uni-Vert Gallix a transformé en quelques mois, le terrain de la Coopérative de solidarité de Gallix en une vitrine vivante de biodiversité. Le site a été inauguré hier en présence des bénévoles et des partenaires de l’initiative.
Malgré une saison particulièrement chargée, entrepreneurs, citoyens, bénévoles et partenaires ont répondu présents pour faire de ce projet un véritable succès collectif. Le site, autrefois largement minéral, prend maintenant la forme d’un milieu vert, nourricier, éducatif et rassembleur conçu pour évoluer avec la communauté.
900 heures de bénévolat en un été
Depuis les premières réflexions entourant le projet Uni-Vert Gallix, plus de 900 heures de bénévolat ont déjà été investies. Six ateliers et conférences ont rejoint 29 participants de tous âges. Deux grandes corvées de plantation ont réuni à elles seules 45 participants et généré plus de 230 heures de bénévolat.
Parmi les moments forts figurent une activité sur les plantes médicinales qui a suscité un enthousiasme remarquable, ainsi qu’une activité intergénérationnelle de cueillette et de transformation de petits fruits. Une réussite bien au-delà des attentes, nous dit la coordonnatrice d’Uni-Vert Gallix Julie Valcourt.
Entrevue avec Julie Valcourt, coordonnatrice du projet Uni-Vert Gallix
La biodiversité est au cœur du projet. L’aménagement d’une « Coop à insectes » et de cabanes à hirondelles est en cours afin d’attirer les pollinisateurs et de soutenir la faune locale.
Plus de 200 végétaux adaptés au territoire
Cet été, une vingtaine d’arbres ont été plantés, dont cinq variétés de pommiers, un poirier et des pruniers, auxquels s’ajoutent notamment des lilas. Plus d’une dizaine de variétés différentes d’arbustes fruitiers complètent les plantations, des incontournables bleuets et framboisiers à des espèces plus méconnues pouvant être cultivées dans la région.
Au total, plus de 200 arbres, arbustes et plantes herbacées vivaces ont été mis en terre. Le site devient ainsi une véritable vitrine éducative, tout en contribuant à accroître la résilience du milieu face aux changements climatiques.
Le projet Uni-Vert Gallix a pris forme grâce au soutien de nombreux partenaires. Il a notamment bénéficié d’une subvention accordée dans le cadre du programme Subventions communautaires d’Arbres Canada, rendue possible grâce au soutien de Northbridge Assurance. L’Aluminerie Alouette, par l’entremise du programme L’envert de ta cour de la Corporation de protection de l’environnement de Sept-Îles (CPESI), ainsi que la MRC de Sept-Rivières, par l’entremise du Fonds de soutien au développement des collectivités du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation, figurent également parmi les principaux bailleurs de fonds.
Ce n’est qu’un débout
Le projet continue déjà de grandir avec le développement d’un futur jardin communautaire, appelé à devenir un lieu d’apprentissage et d’implication citoyenne pour les années à venir. Les plantations évolueront, de nouvelles activités viendront enrichir le site.
L’initiative pourrait bien inspirer d’autres organisation croit la coordonnatrice bénévole Julie Valcourt, qui travaille pour le conseil Environnement Côte-Nord.
« Nous avons voulu créer quelque chose qui ne s’arrête pas à une inauguration. Le site va évoluer, les plantations vont grandir, de nouvelles activités vont s’ajouter…. Uni-Vert Gallix est un investissement dans notre milieu de vie, mais aussi dans notre capacité à agir ensemble », affirme le président du conseil d’administration de la Coopérative de solidarité de Gallix Mathieu Porlier.

« Ce qui me touche le plus, c’est de voir à quel point les gens se sont approprié ce projet. Des entrepreneurs ont trouvé du temps, des citoyens sont venus planter, des bénévoles sont revenus d’une activité à l’autre et des partenaires ont contribué avec leurs moyens. Le résultat est beau, mais surtout, il appartient à la communauté », conclut la coordonnatrice Julie Valcourt.