Plus pertinente que jamais, la Nuit des sans-abri s’organise à Sept-Îles-Uashat
La Nuit des sans-abri prend une signification particulière cette année avec la croissance de l’itinérance dans la région. Un rassemblement de solidarité autour d’un feu de camp sous le thème « Rendre visible ce qui est invisible » aura lieu derrière les Galeries Montagnaises vendredi à partir de 17h.
Les directrices des maisons d’hébergement Transit Sept-Îles et Tsheuatshiun à Uashat constatent chaque jour que toute sorte de monde peut se retrouver en situation d’itinérance. Les deux maisons sont presque toujours à pleine capacité de personnes à profil varié.
L’absence d’hébergement pour les femmes sans-abri dans la communauté innue d’Uashat mak Maliotenam inquiète la directrice de la Maison Tsheuatshiun Liette St-Onge. Son organisme ne peut recevoir que des hommes.
« C’est plus invisible pour les femmes! C’est caché, mais très dure… Nos ressources ne suffisent pas, même avec nos lits en urgence », explique-t-elle.
Il faut briser les préjugés et créer des liens, selon la directrice du Transit Valérie Santerre. À Sept-Îles plusieurs organismes travaillent ensemble dans le dossier, dont le centre d’intervention Le Rond-Point et la ressource en santé mentale L’Âtre.
Entrevue avec Valérie Santerre directrice du Transit et Liette St-Onge, directrice de la Maison Tsheuatshiun d’Uashat
Deux hommes qui ont traversé des épreuves bien différentes, Will Caron et Louis-George Fontaine livreront des témoignages de partage lors de la Nuit des sans-abri de Sept-Îles-Uashat vendredi. Les organisatrices prévoient de la nourriture dont du saumon et de la banique. Les musiciens sont invités à apporter leurs instruments.
Pour les intervenantes en itinérance du territoire des Sept-Rivières comme Liette St-Onge, il est temps de démystifier le phénomène. « Ce sont rarement des personnes violentes, des gens parfois désorganisés, vulnérables… mais surtout des personnes qui ont besoin d’écoute et de soutien. »
La Nuit des sans-abri est soulignée dans plusieurs villes du Québec. Le thème des soirées de solidarité invite à reconnaître l’humain, ses blessures et ses rêves oubliés, derrière l’itinérance.