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Un citoyen intervient auprès de la députée pour qu’elle consulte concernant l’avenir du pont et du village de Sheldrake
À la suite de la découverte de fissures, le pont Touzel a été remplacé par un pont modulaire à proximité pour traverser la rivière Sheldrake avant d’entrer dans le premier village de la Minganie. (Photo MTQ) Un citoyen de Sheldrake Denis Bélanger a écrit à la ministre régionale et députée de Duplessis Kateri Champagne Jourdain pour l’inviter à écouter la population, avant une prise de décision par son gouvernement concernant l’avenir du pont à la porte d’entrée de la Minganie.
Il craint un projet qui fragilise un village en dévitalisation, plutôt que de le soutenir. L’exode de la Côte-Nord découle de décisions prises sans écouter ceux qui vivent sur le territoire, selon M. Bélanger.
Le ministère des Transports planifie un démantèlement du pont Touzel et la construction d’un tronçon de route de 6,6 km qui contournerait le village. Des études sur les risques d’érosions et de débordements côtiers expliquent le projet.
Ancien résident de Sept-Îles, établi à Québec, Denis Bélanger garde une propriété à Sheldrake. « Les gens quittent la Cote-Nord parce qu’on ne les écoute plus.
Ne pas encourager l’exode
« On parle souvent de l’exode de la Côte-Nord, la seule région du Québec où la population diminue encore. On en parle comme d’un phénomène abstrait, presque inévitable… »
« L’exode de la Côte-Nord ne vient pas de nulle part. Il découle de décisions prises sans écouter ceux qui vivent sur le territoire. Si on prenait le temps d’écouter les citoyens… Peut-être que les gens choisiraient encore de rester », affirme Denis Bélanger dans sa lettre à la députée de Duplessis.
Il promet d’autres interventions publiques pour une consultation de la population de la région concernant l’avenir de Sheldrake.
« Ce pont fait partie de l’histoire de la région. Il a ouvert la route vers la Minganie et la Basse-Côte-Nord et accompagné des décennies de vie, de travail et de souvenirs. Aujourd’hui, il est question de le condamner sans véritable dialogue avec la population », écrit le citoyen Bélanger.