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Un fervent défenseur de l’immigration qui a choisi la Côte-Nord, Benjamin Ducornait est menacé d’expulsion
Benjamin Ducornait, ancien journaliste radio et ancien coordonnateur de l’Assemblée des MRC Côte-Nord L’ex-journaliste radio et coordonnateur de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord Benjamin Ducornait se voit refuser son permis de travail par Québec et Ottawa en raison d’une étude d’impact sur le marché du travail. L’immigrant francisé établi à Sept-Îles depuis 5 ans dénonce une décision absurde dans la seule région québécoise en dévitalisation démographique.
Le Nord-Côtier d’adoption affirme que si la situation ne se règle pas bientôt, il devra vendre sa maison à Sept-Îles pour retourner en France. Il est arrivé au Québec en 2021.
Depuis le 12 mars dernier, il n’a plus le droit de travailler en raison, malgré les démarches effectuées « pour prouver qu’il ne vole pas la job d’un Québécois. »
« Un jeu de ping-pong »
Malgré toutes les démarches rigoureuses effectuées avec des avocats par l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord dirigés par nos élus, maires et préfets, c’est l’impasse pour Benjamin Ducornait. Le permis de travail lui est refusé au niveau fédéral.
Il a été pourtant sélectionné par le Québec pour devenir résident permanent dans le cadre du PSTQ, mais les délais actuels l’empêchent d’obtenir un statut à court terme. « C’est des politique mur à mur. Ils ont divisé le Québec en deux : Montréal et le reste du monde. C’est ça l’immigration au Québec. C’est long, c’est un jeu de ping-pong entre deux paliers de gouvernement. »
Entrevue avec Benjamin Ducornait, ex-journaliste radio et directeur de l’Assemblée des MRC de la Côte-Nord
Benjamin Ducornait a représenté la Côte-Nord pour défendre le dossier d’immigration à l’Assemblée nationale lors d’une consultation parlementaire. Il remarque que plusieurs personnes immigrantes au Québec vivent le même cauchemar devant la complexité administrative, parfois avec le gouvernement du Québec, parfois avec celui du Canada.
« Beaucoup repartent en silence »
Les personnes immigrantes menacées d’expulsion restent malheureusement silencieuses au Québec, selon M. Ducornait. « Je ne suis pas seule. Beaucoup repartent en silence. »
Des commerces et entreprises de la Côte-Nord en font les frais, croit-il. « Ce sont souvent des gens qui ont déraciné leur famille dans l’espoir d’un monde meilleur. Ce sont des humains derrière tout ça. »
« J’ai la Côte-Nord tatouée sur le cœur et tous les jours, je travaille fort dans le cadre de mes fonctions pour améliorer notre vitalité régionale, mais aujourd’hui c’est moi qu’on jette dehors. C’est un pied de nez que l’on fait aux régions qui manque de bras qualifiés dans tous les secteurs », déclare Benjamin Ducornait.