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La députée Gill presse le gouvernement Carney d’intervenir pour les PME de l’aluminium et de l’acier
La députée de Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan, Marilène Gill est porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Industries (Photo Archive Jean St-Pierre, Macotenord.com) Le dernier décret imposé par le président Trump met en péril un secteur clé de l’économie des régions, selon la députée fédérale de la Côte-Nord. Les modifications aux tarifs américains auront des effets dévastateurs pour les PME de l’aluminium et de l’acier, estime Marilène Gill.
Elle presse le premier ministre Carney d’intervenir. La députée bloquiste demande au gouvernement de mettre en place des mesures d’atténuation pour aider les PME touchées à traverser cette tempête tarifaire. Porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Industries, Marilène Gill souhaite aussi qu’Ottawa négocie, avec le voisin américain, des conditions permettant davantage de stabilité et de prévisibilité pour nos industries.
Le dernier décret imposé par le président Trump ramène de 50% à 25% les droits de douane sur les produits dérivés de l’acier et de l’aluminium, mais ce tarif s’applique sur la valeur totale du produit qui entre aux États-Unis plutôt que sur la proportion de métaux qu’il contient.
Rentabilité des PME menacée
« Maintenant, les Américains imposent des tarifs de 25 % sur la valeur totale de tous les produits qui contiennent de l’aluminium ou de l’acier. Ils taxent non seulement le métal, mais toute la valeur ajoutée. À ce compte-là, la marge bénéficiaire d’une PME est rapidement anéantie et si on n’intervient pas rapidement, c’est un pan entier de l’économie québécoise qui fait vivre nos régions qui sera affecté », prévient la députée Gill.
Plusieurs PME québécoises voient leur rentabilité menacée par la multiplication des tarifs. La députée de la Côte-Nord rappelle que le gouvernement Carney s’est fait élire en se présentant comme celui par lequel la crise tarifaire serait évitée.
« À date, il n’y a rien de concluant à ce chapitre. C’est le Québec qui souffre le plus des tarifs américains. C’est ici que se perdent le plus d’emplois. Aujourd’hui, ce sont des milliers de nos entreprises qui sont menacées. Le Bloc demande que le gouvernement intervienne pour nos PME avec le même empressement qu’il le fait pour l’industrie automobile de l’Ontario », conclut Marilène Gill.