La députée de la Côte-Nord et le Bloc Québécois réclament de l’argent pour faire face à la crise tarifaire

Jean St-Pierre | 24 avril 2026 | 00:58
La députée de Côte-Nord – Kawawachikamach – Nitassinan, Marilène Gill est porte-parole du Bloc Québécois en matière d’industries. (photo Courtoisie)

La députée de la Côte-Nord et le Bloc Québécois réclament de l’argent pour faire face à la crise tarifaire

La députée Marilène Gill a proposé onze mesures du Bloc qui permettraient de mieux outiller les Québécois et l’économie des régions face aux derniers développements de la guerre tarifaire de Donald Trump. La représentante de la Côte-Nord au parlement d’Ottawa réclame de l’action avec la mise à jour économique du 28 avril, qui marquera le premier anniversaire du gouvernement de Mark Carney.

Le Bloc Québécois suggère de rediriger l’argent des impôts des Québécois vers le soutien aux entreprises et aux gens qui craignent de perdre leur emploi, leur pouvoir d’achat ou leurs services.

« La priorité de Mark Carney doit être d’enfin présenter des résultats dans ses négociations commerciales avec le président Trump, comme il le promet depuis maintenant un an. Mais dans l’intervalle, le Québec subit de manière disproportionnée les impacts du nouveau calcul des tarifs par Washington, en plus de subir les contrecoups financiers de ses lubies de la guerre en Iran », commente Marilène Gill.

Réforme assurance-emploi parmi les priorités

Le Bloc Québécois réclame une relance du chantier de la réforme de l’assurance-emploi, une hausse des transferts en santé à 6 % par année et un soutien à l’industrie forestière face aux droits antidumping. Les 11 propositions du Bloc soutiennent aussi une hausse de la pension de vieillesse et l’élimination des subventions et crédits d’impôt aux pétrolières.

« En pleine guerre commerciale, il est temps de se doter d’un régime d’assurance-emploi qui couvre un maximum de travailleurs. Au moment où Ottawa investit par dizaines de milliards dans la défense, il faut également s’assurer de pérenniser sa part du financement des soins de santé, qui baissera de moitié dans deux ans. C’est ça, défendre les intérêts des Québécois dans le contexte de la crise tarifaire », conclut Marilène Gill.