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Deux grèves chez Hydro-Québec: les services essentiels convenus sont suffisants
Des syndiqués d'Hydro-Québec amorcent des moyens de pression à 00h01 ce jeudi 14 mai. (Photo la Presse Canadienn/Graham Hughes) Le Tribunal administratif du travail juge suffisants les services essentiels qu’ont convenu de dispenser Hydro-Québec et deux syndicats qui déclencheront une grève dans la nuit de mercredi à jeudi.
Le syndicat des 6200 employés de métier et le syndicat des 2700 technologues amorceront alors leur grève de durée indéterminée à 00h01 le 14 mai. Celles-ci prendront la forme d’un refus de faire des heures supplémentaires. Le conflit touche des centaines d’employés de la société d’État sur la Côte-Nord où l’on retrouve une bonne partie de la production hydroélectrique québécoise.
Vendredi matin, après une nuit de discussions en conciliation, la direction de la société d’État et les deux syndicats s’étaient entendus sur les services essentiels à maintenir durant ces grèves.
C’est cette liste que le juge administratif François Beaubien vient d’entériner, estimant que les services essentiels qui y sont prévus seront suffisants pour ne pas mettre en danger la santé ou la sécurité publique. Ainsi, de façon générale, les salariés fourniront leur prestation de travail pendant leur horaire régulier de travail.
La liste de services essentiels à maintenir prévoit ce qu’il advient des heures supplémentaires dans les cas d’urgences ou de pannes. «Les ressources qualifiées identifiées pour le maintien de services essentiels seront requises de travailler en temps supplémentaire uniquement lors de situations d’urgences mettant à risque la santé ou la sécurité publique», indique-t-on dans la décision.
Pas de travail en temps supplémentaire
Parmi les services maintenus durant la grève, on compte aussi «tous les travaux urgents et nécessaires pour contrôler les crues, déversement, et assurer la sécurité des barrages».
La décision concernant le Syndicat des employés de métier prévoit aussi que «le niveau minimal d’effectifs requis pour les emplois nécessitant une présence continue, que ce soit en vertu des règlements en vigueur ou pour garantir la continuité de la fourniture d’électricité, sera maintenu conformément aux lettres d’entente applicables. Si une absence, qu’elle soit anticipée ou non, devait compromettre ce seuil minimal, le Syndicat s’engage à pourvoir le personnel qualifié nécessaire afin d’assurer la prestation des services essentiels».
Les négociations pour renouveler ces conventions collectives durent depuis plus de deux ans pour les deux sections locales concernées du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui est affilié à la FTQ.
Les conventions sont échues depuis le 31 décembre 2023. Le recours à la sous-traitance fait partie du litige dans les deux cas et, dans le cas des technologues, la flexibilité attendue, de même que certaines demandes de l’employeur.
Par Lia Lévesque