Articles récents
Articles récents
Condamnation d’ArcelorMittal | ITUM est préoccupé par les impacts environnementaux des projets miniers sur le Nitassinan
Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam souhaite renforcer ses capacités de surveillance de la Mishta-Shipu grâce à des gardiens du territoire. (Photo Facebook) Le conseil des Innus d’Uashat mak Maliotenam réagit à la condamnation de la compagnie ArcelorMittal relativement à des déversements de produits nocifs survenus entre 2014 et 2022. ITUM réaffirme ses préoccupations à l’égard du respect de l’environnement dans le bassin versant de la Mishta-Shipu (rivière Moisie).
« Les correctifs mis en place par ArcelorMittal doivent garantir que de tels déversements ne se reproduiront plus », a déclaré le chef d’ITUM, Jonathan Shetush.
« De tels incidents illustrent également pourquoi nous nous efforçons à mieux protéger la Mishta-Shipu par la création de la première aire protégée de conservation autochtone au Québec, soit l’aire protégée innue du bassin versant de la Mishta-Shipu », ajoute-t-il.
Vers un programme de gardiens du territoire
ITUM suit de près le dossier des déversements et des correctifs apportés par ArcelorMittal par l’entremise du comité environnemental mis en place conjointement avec ArcelorMittal. Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam cherche également à renforcer ses capacités en matière de surveillance et de protection du bassin versant de la Mishta-Shipu, notamment grâce à son programme de gardiens du territoire.
« Nous entendons collaborer avec le Fonds pour dommages à l’environnement du gouvernement du Canada afin de veiller à ce qu’une partie des sommes versées par ArcelorMittal dans le fonds soit consacrée à l’acquisition de connaissances sur les impacts cumulatifs de l’ensemble des activités minières à l’intérieur du bassin versant de la Mishta-Shipu, de manière à mettre en place les mesures de protection et de réparation requises », conclut le Chef Shetush.
Rappelons que la compagnie ArcelorMittal a reconnu vendredi sa culpabilité pour avoir rejeté différentes substances nocives entre 2014 et 2022 dans des eaux poissonneuses près de ses complexes miniers à Fermont. Condamnée aujourd’hui à payer 100M$, l’entreprise précise que plus de 400 millions de dollars ont été investis pour régler les problématiques de façon permanente.