Québec renouvelle son soutien aux efforts de conservation dans la Région de biosphère Manicouagan-Uapishka

Jean St-Pierre | 30 juin 2026 | 12:11
Cette grande région de biosphère couvre 54 800 km2 sur trois MRC, soit plus de 115 fois la superficie de l’île de Montréal. (Photo Courtoisie)

La ministre québécoise de l’Environnement Pascale Déry accorde une aide financière de 400 000 $ pour 2 ans à la Région de biosphère Manicouagan-Uapishka pour ses activités découlant de la désignation internationale de l’UNESCO.

L’organisation poursuivra la gestion des aires protégées de son territoire en collaboration avec les Innus de Pessamit et la mise en valeur de ce territoire nordique riche en biodiversité.

Cette grande région de biosphère couvre 54 800 km2, soit plus de 115 fois la superficie de l’île de Montréal, sur le territoire des MRC de Manicouagan, de Caniapiscau et de Sept-Rivières. Il comprend plusieurs aires protégées, dont la réserve de biodiversité Uapishka, qui abritent plusieurs espèces végétales et animales en situation précaire.

« La Région de biosphère Manicouagan-Uapishka est un partenaire incontournable du gouvernement du Québec sur la Côte-Nord. Grâce à son leadership et à sa collaboration étroite avec les communautés d’ici, elle contribue depuis près de 20 ans à protéger et à mettre en valeur un patrimoine naturel qui fait la fierté de notre région », souligne le député de René-Lévesque Yves Montigny.

La Région de biosphère Manicouagan-Uapishka fait partie d’un réseau d’environ 800 régions de biosphère à travers le monde, dont 5 sont situées au Québec et 20 au Canada. Parmi les espèces en situation précaire sur son territoire, notons le caribou forestier, le campagnol des rochers et l’aigle royal.

Fondée en 2007, la RBMU a pour mission de guider les acteurs de son territoire vers des approches de collaboration intersectorielle axée sur le développement de collectivités durables, conformément au cadre statutaire de l’UNESCO.

« La gestion participative de la réserve Uapishka, c’est la démonstration qu’il est possible de conjuguer rigueur scientifique, dialogue territorial et respect des savoirs autochtones. Grâce à l’appui du ministère de l’Environnement, nous allons pouvoir écrire le prochain chapitre de cette démarche, qui fait maintenant figure de référence au Québec », annonce le directeur général de l’organisation Jean-Philippe L. Messier.

L’aide financière annoncée aujourd’hui s’inscrit dans la continuité du partenariat établi entre le Ministère et la RBMU, qui a notamment bénéficié de subventions de plus d’un million de dollars depuis 2023.