Mazda MX-5 RF, 181 chevaux, et pas un de plus qu’il n’en faut

Arsenal Media | 4 juillet 2026 | 07:19
Photo courtoisie

Par Marc Bouchard

Il y a des voitures qu’on essaie chaque année, même si elles changent peu ou pas, la Mazda MX-5 en fait définitivement partie. Celle-là, on la conduit avec le sourire accroché aux oreilles avant même d’avoir tourné la clé. Enfin, avant même d’avoir appuyé sur le bouton, disons.

J’ai récupéré la RF (pour retractablefastback), la version à toit rigide rétractable, bien décidé à profiter des petites routes de la région avant que l’été ne file entre les doigts. Chérie m’accompagnait, toute la semaine avec un immense plaisir. Pas pour l’espace intérieur, la MX-5 n’a jamais prétendu être autre chose qu’un roadster compact, mais pour toutes les sensations qu’elle apporte.

Moteur

Sous le capot trône le même quatre cylindres SkyActiv-G de 2,0 litres qui anime la MX-5 depuis quelques années déjà : 181 chevaux, 151 livres-pieds de couple, rien de spectaculaire sur papier. Et pourtant, sur la route, cette mécanique donne l’impression d’en offrir bien davantage. Le secret ne réside pas dans la puissance brute, mais dans le poids plume de la voiture et sa répartition des masses quasi parfaite entre les essieux avant et arrière.

Le train arrière reste vif et invite le conducteur à demeurer attentif dans les courbes. Rien d’inquiétant, mais assez pour rappeler qu’on est aux commandes d’une vraie propulsion, pas d’un simple jouet électronique aseptisé. La boîte manuelle à six rapports, offerte sur le modèle à l’essai, complète parfaitement le tableau : des rapports courts, une commande précise, et ce petit velours qui manque tant aux boîtes automatiques modernes.

Le toit rigide

La grande question, chez Mazda, c’est toujours la même : toit souple ou toit rigide rétractable? La version RF ajoute quelques kilos et une facture plus salée, mais elle offre en retour une silhouette qui, à mon avis, vieillit encore mieux que celle du cabriolet traditionnel. Le mécanisme se referme en quelques secondes à peine, ce qui permet de décapoter au feu rouge sans complexe, un luxe que Chérie a immédiatement adopté, quitte à réajuster sa coiffure trois fois par kilomètre.

Soyons honnêtes cependant: l’habitacle de la MX-5 n’est pas conçu pour tout le monde. Les grands gabarits devront faire des compromis (Fiston a le front qui dépasse quasiment), et l’espace de rangement se limite à peu près à un petit compartiment entre les sièges. Pas de boîte à gants digne de ce nom, des porte-gobelets presque symboliques et drôlement situés. Mais curieusement, le coffre s’en tire mieux qu’on pourrait le croire, avec suffisamment de place pour une escapade en amoureux ou quelques sacs d’épicerie bien tassés.

Petite anecdote vécue : mon tour de taille n’est pas le plus petit. Celui d’un ami venu faire un tour à la maison non plus. Il fallait voir les deux imposantes silhouettes, séparées uniquement par quelques centimètres. Un spectacle qui a bien amusé ceux qui nous regardaient, mais qui n’a jamais compromis notre confort ou notre plaisir de conduite.

Toujours pertinente

Face à des rivales comme la Toyota GR86 ou la Subaru BRZ, la MX-5 pourrait sembler dépassée. Elle ne l’est pas. Son format, sa légèreté et cette sensation de conduite lui donnent une personnalité que peu de voitures sportives modernes réussissent encore à offrir. Ce n’est pas une auto qu’on achète pour ses chiffres de performance, mais pour ce qu’elle procure derrière le volant : un plaisir simple, direct, sans filtre.

On pourrait croire que c’est inconfortable, que c’est petit, mais on dirait que personne ne s’en soucie. Voilà exactement l’effet que produit la Mazda MX-5 RF. Et c’est peut-être ça, au fond, le vrai luxe automobile : celui qui nous fait oublier les compromis.

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