Essipit, Mashteuiatsh et Pessamit demandent une mise sur pause du projet de gaz naturel liquéfié GNL de Kino Aski LNG

Jean St-Pierre | 14 octobre 2026 | 11:55
« Tout projet envisagé sur nos territoires ancestraux doit faire l'objet d'un consentement avec les Innus ». (photo Courtoisie Conseil de la Première Nation des Innus Essipit)

Le Nitassinan des Innus serait le plus impacté par le projet de gazoduc et d’usines de liquéfaction de Kino Aski LNG. Loin d’appuyer l’entreprise, les Premières Nations innues d’Essipit, de Mashteuiatsh et de Pessamit lui demandent de mettre le projet GNL sur pause.

Les trois conseils innus déplorent une représentation non autorisée de la part du promoteur qui a publié des informations sur la participation de Nations autochtones comme actionnaires de Kino Aski LNG. Les Innus souhaitent clarifier les informations diffusées.

Ils n’ont pas donné aucun appui au projet de gaz naturel liquéfié (GNL). Kino Aski LNG a présenté son projet de GNL comme étant « dirigé par les Premières Nations », notamment lors d’une rencontre avec des investisseurs internationaux au Sommet canadien de l’investissement, ainsi que dans le cadre du dépôt du projet de loi C-39 par le gouvernement Carney, qui vise à accélérer la réalisation des grands projets énergétiques. 

Pas de projets sans dialogue avec les Innus

« Nous tenons à rappeler aux promoteurs, aux investisseurs et aux gouvernements que tout projet envisagé sur nos territoires ancestraux doit faire l’objet d’un dialogue respectueux et obtenir notre consentement libre, préalable et éclairé, qu’il soit ou non désigné comme projet d’intérêt national ou stratégique » déclare conjointement les trois conseils innus.

Les trois communautés estiment ne pas avoir reçu à ce jour toute l’information nécessaire ni avoir eu l’occasion de se prononcer. Les Innus n’apprécient pas la volonté du gouvernement Carney d’accélérer le développement des grands projets et de réformer le processus d’évaluation environnementale sur Nitassinan.

« Nos Premières Nations rappellent au gouvernement fédéral que nos droits, reconnus et confirmés par la Constitution canadienne, ne peuvent être contournés ni restreints par des échéanciers politiques ou économiques. Nous exigeons, par conséquent, la tenue d’études indépendantes, rigoureuses et approfondies sur les enjeux environnementaux, sociaux et économiques, pour tout projet sur nos territoires ancestraux. »