La députée Gill questionne les impacts sur la Côte-Nord des coupures d’emploi à Parcs Canada
« Il n’y aura plus de gardes de parc dans l’Archipel-de-Mingan », se désole la députée fédérale de la Côte-Nord. (photo: Parcs Canada, réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan) La députée fédérale de la Côte-Nord est préoccupée par d’éventuelles coupures de postes à Parcs Canada dans la réserve nationale de l’Archipel-de-Mingan à Havre-Saint-Pierre ou au parc Saguenay-Saint-Laurent à Tadoussac. Marilène Gill a posé une question à la Chambre des communes vendredi.
L’agence fédérale Parcs Canada subit des compressions de 145M$ sur trois ans. Elle a envoyé une lettre pour informer les directions des parcs en région. Selon la députée de Côte-Nord—Kawawachikamach—Nitassinan, la coupure se traduira par 742 pertes d’emplois.
Plus de gardes de parc en Minganie
« Les coupes d’emplois à Parcs Canada vont transformer nos lieux protégés. Il n’y aura plus de gardes de parc dans l’Archipel-de-Mingan. Personne ne va protéger la nature ou lutter contre le braconnage », a-t-elle déclaré.
La députée du Bloc Québécois soutient que les travailleurs sont bouleversés et méritent de la transparence. Marilène Gill qualifie l’intention du gouvernement Carney d’économie de bout de chandelle sur le dos des travailleurs de Parcs Canada.
Elle demande au gouvernement libéral d’annuler une injustice et de redonner à Parcs Canada les fonds nécessaires pour réaliser sa mission.
Protéger aussi le secteur forestier
Par ailleurs, la députée Gill, estime que le Canada doit s’inspirer de la lutte contre la déforestation en Europe, afin de renforcer la compétitivité de l’industrie forestière et de diversifier nos marchés d’exportation.
L’Europe a adopté un règlement, qui interdit l’importation de produits du bois issus de territoires de déforestation, faisant craindre que les pays visés par cette interdiction se tournent vers les marchés québécois et canadiens pour écouler leurs stocks.
« Nous devons nous assurer que nos entreprises ne soient pas désavantagées par une concurrence déloyale. Une politique de traçabilité similaire à ce que l’Europe a mis en place renforcerait l’intégrité de notre marché tout en valorisant notre savoir-faire », avance la députée de la Côte-Nord.
La région a perdu beaucoup d’emploi dans le secteur forestier qui fait face à une conjoncture difficile causée par les droits de douane américains et les perturbations du commerce international. « Nos travailleurs forestiers, nos communautés et nos entreprises ont aussi besoin d’une vision à long terme », a conclu Marilène Gill.