Le président de la CSQ s’amène sur la Côte-Nord pour discuter du climat social au Québec
Le président de la CSQ Éric Gingras. sera de retour sur la Côte-Nord jeudi. (Photo Syndicat enseignement région du Fer SERF-CSQ) En tournée des régions dans le contexte de l’arrivée d’une nouvelle première ministre, le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras, s’en vient sur la Côte-Nord en appeler à un changement de ton et au retour du dialogue, dans l’intérêt commun.
Les derniers mois ont été difficiles pour le climat social au Québec, constate la CSQ. La centrale représente près de 3500 travailleurs sur la Côte-Nord, notamment en petite enfance, dans le réseau de l’éducation et en enseignement supérieur. Le président Éric Gingras sera à Baie-Comeau et à Sept-Îles jeudi.
Tendre la main à Mme Fréchette
« Les Québécois se sont braqués devant la stratégie d’affrontement et de division électoraliste du gouvernement de François Legault. La preuve, c’est qu’il n’en est plus. N’empêche, on est pris avec de nouvelles lois qui viennent complètement changer le paysage, tant en matière de relations de travail, de négociations collectives, de santé et sécurité du travail et de représentation syndicale. Ce sont aussi les contre-pouvoirs qui ont été visés. Est-ce vraiment le Québec que nous voulons pour demain? À la CSQ, on tend la main à Mme Fréchette pour favoriser une vision rassembleuse, de même qu’à l’ensemble des partis politiques, à l’aube des prochaines élections générales », lance le président de la CSQ.
Éric Gingras rappelle que les syndicats font plus que négocier des conventions, ils défendent l’intérêt commun. « Ce qui se passe entre les murs de nos établissements, nos écoles, nos collèges, nos hôpitaux et nos services éducatifs en petite enfance, ça s’enracine bien plus largement dans la société. Les organisations syndicales ne sont pas dans une bulle à part : nous sommes au cœur des communautés, partout à travers la province. »
L’un des exemples actuels les plus probants pour la Centrale est le dossier de la violence. Il s’agit d’un enjeu majeur, qui reflète les préoccupations et la réalité quotidienne des membres.
« Si l’on devait se limiter aux seules conventions collectives comme le voudraient certains, on ne pourrait pas travailler sur l’aspect sociétal de la violence. Et ce serait alors une aberration, parce que ce sont nos membres qui nous mandatent pour le faire! Ce sont eux qui réclament que nous fassions toutes les représentations nécessaires pour que se tienne enfin une grande réflexion collective en éducation », d’ajouter Éric Gingras.
Se parler d’éducation
Selon le syndicat, il faut se parler d’éducation, pour de vrai, de la réussite éducative des jeunes et d’égalité des chances. « Le temps est venu de réunir tous ensemble le gouvernement, les syndicats, les directions d’établissements, les parents, les spécialistes et personnes expertes, etc., et de jouer cartes sur table. Le Québec est mûr pour une grande réflexion en éducation! Notre réseau a grandement besoin de vision et de leadership. »
Dans un contexte de polarisation, la CSQ propose plutôt le dialogue et travaille à renforcer la cohésion sociale. « Avoir une idée, pencher la tête et foncer, ce n’est pas ça, le leadership! Le problème n’est pas syndical, comme certains se plaisent à le dire, mais bien l’absence de dialogue social », conclut le président de la CSQ.